COVACOVA

COVA

Coordination des Opérations pour les Volontaires en Action

Pendant un feu, COVA met toutes les équipes de volontaires devant la même carte. Celui qui dirige l'opération demande du renfort à un endroit précis ; ceux qui peuvent y aller reçoivent la demande sur leur téléphone et répondent oui ou non. L'application compte les réponses, et arrête d'appeler dès que le compte y est.

Application web, mobile d'abord. Elle s'ouvre dans le navigateur du téléphone.
Rien à installer, rien à mettre à jour.

Nouvelle mission

Reprise de feu — piste sud

2 pickups demandés

Attaque par la piste sud. Le portail vert est ouvert.

GPS 43.4021, 3.6912

Accepter
Voir sur la carteRefuser

L'alerte telle qu'elle s'affiche sur le téléphone. Dès que la demande est couverte, elle le dit et se referme d'elle-même.

Le problème

Une conversation de groupe sait tout dire. Elle ne sait rien compter.

Avant COVA, les équipes se coordonnaient dans un groupe de discussion, sur leur téléphone. Celui qui dirigeait savait ce qu'il avait demandé. Il savait rarement qui était vraiment parti.

Groupe de discussion — 38 participants

  1. 16h04Bravo 12 — On y va, on est deux.
  2. 16h05Alpha 7 — Reçu, c'est couvert.
  3. 16h07Bravo 12 — Quelqu'un est parti sur le point 3 ?
  4. 16h11la question est passée sous six autres messages

Personne n'était parti.

Une équipe annonce qu'elle y va, une autre croit que c'est réglé, et finalement personne ne part. Ou l'inverse : trois véhicules arrivent au même endroit pendant qu'ailleurs il n'y a personne.

Une conversation défile. Elle ne tient aucun compte, ne dit jamais ce qui manque encore, et une position donnée à 16h07 se retrouve enterrée sous les messages de 16h10. À la fin, plus personne ne sait qui a fait quoi, ni à quelle heure.

COVA n'est pas une messagerie de plus. Elle fait les trois choses qu'une conversation fait mal : compter, garder une trace, et montrer un endroit sur une carte.

Quatre temps

Comment ça marche

Le déroulé d'une demande, du poste de commandement au terrain et retour.

  1. 01

    Tout le monde voit la même carte

    Chaque véhicule et chaque personne y apparaît, avec son nom et son rôle. Un camion-citerne indique en plus l'eau qu'il lui reste. S'y ajoutent les feux en cours, les endroits où se ravitailler en eau, et les repères posés par celui qui dirige. La carte se met à jour toute seule.

    Quelqu'un dont on n'a plus de nouvelles depuis une heure disparaît de la carte. Un point vieux d'une heure n'informe plus, il trompe : on enverrait du monde vers un véhicule parti depuis longtemps.

  2. 02

    Celui qui dirige demande du renfort

    Il pose un point sur la carte et dit ce qu'il lui faut : deux véhicules, trois personnes à pied, ou six mille litres d'eau. Il ajoute une consigne — par où arriver, ce qu'on trouvera sur place — et l'urgence de la demande.

  3. 03

    Chacun répond oui ou non, et la place est comptée

    La demande s'affiche en grand sur le téléphone de ceux qui peuvent y aller, avec l'endroit et ce qui manque. Trois boutons, pas un de plus : Accepter, Refuser, Voir sur la carte.

    Dès que le compte y est, la demande arrête d'appeler. Sur les téléphones de ceux qui n'avaient pas encore répondu, elle se change d'elle-même en « Déjà couvert — restez disponible ».

  4. 04

    Le planning prépare les jours suivants

    Un feu dure souvent plusieurs jours. Chacun indique quand il est disponible sur une grille, une colonne par créneau horaire ; celui qui dirige y inscrit ce qu'il attend, où et quand.

    Un créneau reste en rouge tant qu'il manque du monde. Les trous de la nuit prochaine se voient d'un coup d'œil, pendant qu'il est encore temps d'appeler.

Une place acceptée est une place comptée.

C'est tout le principe. Deux véhicules demandés, deux véhicules qui ont dit oui : la demande se tait, les autres ne sont plus dérangés, et celui qui dirige voit en direct ce qui lui manque encore. On ne peut être annoncé qu'à un seul endroit à la fois. Et au moment d'accepter, l'application rappelle à quelle distance on se trouve — dire oui à quinze kilomètres, c'est prendre une place que quelqu'un de plus proche aurait tenue.

Signaler ce qu'on voit

Ceux qui sont sur place peuvent signaler en temps réel

Une équipe sur le terrain, ce ne sont pas que des bras : ce sont des yeux. Une fumée qui repart, un besoin d'eau, un accès bloqué — un appui, et tout le monde le voit au même moment.

Six motifs, choisis d'un appui

  • Fumerolles
  • Reprise de feu
  • Besoin d'eau
  • Renfort
  • Urgence / Pompiers
  • Motif libre

La position part toute seule

Pas besoin de la taper : l'application prend celle du téléphone. Et si la fumée est en face plutôt que sous les pieds, on désigne l'endroit du doigt sur la carte. Pour un besoin d'eau, on dit aussi combien il en faut — celui qui est sur place est le mieux placé pour le savoir.

Un mot, si le motif ne suffit pas

« Accès par la piste nord » fait gagner dix minutes à celui qui arrive ; « besoin d'eau » tout seul ne le dit pas. Ce mot reste facultatif : sous stress, on n'écrit pas, on appuie.

Celui qui dirige décide

Le signalement s'affiche en grand sur son téléphone : un feu qui repart à trois kilomètres ne peut pas attendre qu'il regarde. Il l'affiche à tout le monde, il l'écarte, ou il en fait tout de suite une demande de renfort — sans rien ressaisir.

Ce qu'elle fait aussi

Six fonctions nées du terrain

Aucune ne sort d'une liste de fonctionnalités. Chacune répond à un problème que quelqu'un a rencontré, un jour, sur un feu.

Retrouver un endroit à partir de deux nombres

Une position dictée au téléphone, c'est deux nombres, pas un lieu. On les tape, la carte s'y rend et y pose un point. Détail qui compte : la virgule du clavier français y fonctionne comme le point.

L'eau se compte en litres, pas en camions

Trois citernes de 3 000 litres ne remplacent pas une de 20 000. L'application suit les litres réellement disponibles : quand une citerne s'est vidée, la demande repasse en manque et rappelle les autres.

Un carnet de bord par intervention

Chaque intervention porte ses notes, avec l'heure et le nom de celui qui les a écrites. « L'accès est coupé par un arbre » ne vaut que par son heure et par son auteur.

Des alertes qui arrivent téléphone en poche

Même application fermée. Elles portent la position écrite en clair, parce qu'on ne peut pas toujours ouvrir la carte tout de suite. Et une demande déjà couverte efface sa propre alerte.

Un planning par postes, pas par effectifs

« Quatre personnes ce soir » n'apprend rien à qui arrive. On demande un mécanicien, deux à la pompe, un à l'intendance — et le créneau reste rouge tant qu'un poste est vide, même si le compte y est.

Tout reste consultable après coup

Chaque décision garde son heure. Et ce que personne n'a pensé à clore — une demande réglée entre-temps par téléphone — se range tout seul au bout de deux heures, sans disparaître de l'historique.

Qui s'en sert

Quatre rôles, et rien de plus

Le rôle décide de ce qu'on voit à l'écran et de ce qu'on peut faire. On en change soi-même entre véhicule léger et citerne : on change de véhicule en cours de journée, et faire passer ce détail par le responsable lui donnerait du travail sans rien lui apprendre.

PC

Celui qui dirige l'opération

Il demande les renforts, décide de ce qui s'affiche sur la carte et tient le planning. Ce rôle se donne : on ne peut pas se déclarer soi-même responsable.

Pickup

Véhicule léger

Un 4×4 ou une camionnette. Il répond aux demandes de renfort et signale ce qu'il voit sur la carte.

Citerne

Véhicule qui transporte l'eau

Il répond aux demandes de renfort et aux demandes d'eau, et annonce en un appui ce qu'il lui reste dans la cuve.

Volontaire

Renfort à pied

Il répond aux demandes de renfort et tient un poste au planning.

Trois partis pris

Ce qui explique tout le reste

Elle s'utilise debout, avec des gants

Gros boutons, gros textes, très peu d'appuis. Chaque écran pose une question et propose deux ou trois réponses, jamais plus. Signaler ce qu'on voit : deux appuis. Accepter d'aller quelque part : deux appuis.

Elle suppose qu'il n'y a presque pas de réseau

Elle échange le moins de données possible, et ce réglage se change à distance, sans rien mettre à jour sur les téléphones. La carte elle-même peut être servie par un serveur à nous, qui continue de fonctionner si le service public dont viennent les images tombe.

Elle en demande le moins possible aux gens

On s'inscrit avec un surnom et un numéro de téléphone : ni nom de famille, ni adresse e-mail. La position n'est envoyée que quand l'application est ouverte, et elle est effacée dès qu'on se déconnecte.

L'équipe

Deux personnes

Pas d'entreprise derrière, pas d'appel d'offres. COVA est née d'un problème constaté sur un feu.

JM

Jonas Mouret

Ingénieur logiciel

Il a conçu et écrit l'application — la carte, les alertes, le planning, et tout ce qui tourne sur le serveur. Chaque choix technique répond à une contrainte du terrain : presque pas de réseau, une batterie qui descend, un écran consulté debout entre deux manœuvres.

La liste des nouveautés de COVA est une page publique de l'application. Chaque ajout y est expliqué par le problème qui l'a provoqué, jamais par la fonction ajoutée.

AP

Anaëlle Parsis

Co-créatrice

Co-créatrice de l'application. Elle porte le regard de celui qui s'en sert : ce qu'on comprend en trois secondes, ce qu'on arrive à faire avec des gants, et ce qu'il faut retirer d'un écran plutôt que d'y ajouter.

C'est de là que viennent les règles les plus visibles : deux appuis pour signaler, une seule alerte affichée à la fois, et une seule question par écran.

Comment elle s'est construite

Écrite pendant les feux, corrigée pendant les feux

COVA n'a pas été conçue au calme puis essayée sur le terrain : elle a été écrite pendant la saison des feux, et améliorée au même rythme. Tout ce qu'elle sait faire vient d'un volontaire qui, entre deux manœuvres, a dit ce qui lui manquait.

  1. 01

    Un volontaire dit ce qui cloche

    Pendant le feu, quelqu'un sur le terrain nous dit ce qui manque ou ce qui ne marche pas. Pas après coup en réunion : sur le moment, le problème sous les yeux.

  2. 02

    On en parle avec Paul Regnier

    Rien n'est développé sans être passé par lui : il dit si le besoin vaut pour tout le monde ou pour une seule équipe, et ce qui est urgent.

  3. 03

    On développe, et ça repart sur les téléphones

    Souvent le jour même. La nouveauté revient à ceux qui l'avaient demandée, qui disent si elle répond vraiment. Sinon, on recommence.

Paul Regnier

Il nous a fait confiance pour mettre l'application entre les mains de ses équipes. C'est avec lui que les retours du terrain étaient validés avant d'être développés.

Remerciements

Merci

À la mairie de Lacanau

Pour sa confiance. Laisser une application toute neuve servir pendant une vraie opération, c'est accepter un risque. C'est ce choix-là qui a donné à COVA un terrain.

À tous les bénévoles engagés sur le terrain

À ceux qui n'ont pas hésité à défendre la forêt. Et qui, entre deux manœuvres, ont pris le temps de nous dire ce qui n'allait pas dans l'application. Chaque version en porte quelque chose.

Presse

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Le dossier de presse rassemble les chiffres, ce que l'application ne fait pas, et de quoi illustrer un article.